Les générations de blockchains publiques

La technologie Blockchain ne se résume pas à la cryptocurrencie Bitcoin comme peuvent le penser certaines personnes. Cet ensemble de technologies qui se veut révolutionnaire se décline en plusieurs générations qui ont chacune leur philosophie.

Chaque génération se veut être une amélioration de la précédente, avec l’objectif de prendre en compte les nouveaux besoins des utilisateurs. Ces besoins concernent aussi bien la gouvernance, la décentralisation des actifs et des biens, que la volonté de s’auto-organiser selon des régions tout en assurant une communication entre les différents réseaux.

Prérequis : Mais c’est quoi la blockchain?

Première génération : Bitcoin

L’objectif de la première génération de blockchain est de pouvoir échanger un actif (coin) directement entre plusieurs personnes (peer to peer) sans intermédiaire, de façon transparente et sécurisée.

Cependant cette approche se heurte à plusieurs limitations :

  1. le nombre limité de transactions possibles.
  2. le type de consensus, généralement du PoW (Proof of Work) entraîne une consommation élevée lors de la validation d’un bloc. Dans la mesure où tous les validateurs de blocs (mineurs) réalisent la même action, la consommation en énergie augmente. L’empreinte écologique est un sujet qui donne lieu à des débats passionnés selon la sensibilité de chacun.
  3. le mode de gouvernance ne permet pas toujours de se mettre d’accord sur les évolutions à apporter au réseau.
  4. de part la difficulté à miner et du coût de l’énergie, cette activité se professionnalise. Il est de plus en plus difficile pour un particulier de tirer son épingle du jeu, ceci menace le principe même de la décentralisation.

Bitcoin (layer 1), apparut en 2009, appartient à cette première génération de blockchain. Elle se taille la plus grosse part du gâteau avec une capitalisation qui représente (en juillet 2021) environ 45% de la capitalisation totale des cryptos-actifs.

Certaines blockchains de première génération ont voulu améliorer ces défauts avec plus où moins de succès. Des divergences de point de vue sont nées au sein du réseau. Litecoin, Bitcoin Cash en sont des exemples. Cependant nous restons dans le même paradigme.

Deuxième génération : Ethereum

Les limitations des blockchains de première génération ont conduit à changer de paradigme.Pourquoi une transaction ne pourrait-elle pas être exécutée sous certaines conditions uniquement? Pourquoi ne pas pouvoir rajouter une suite d’instructions qui pourraient valider ou non une transaction? Si cela est faisable le champ des possibles s’élargit, c’est dans ce sens que les smart contracts ont été introduits sur les blockchains de seconde génération.

Il ne s’agit plus de s’échanger uniquement des actifs mais aussi pouvoir bénéficier de services tiers, habituellement fournis par les institutions financières. Il est aussi possible d’aller plus loin et d’échanger autre chose que des actifs financiers.

Cependant les blockchains qui se réclament de cette génération souffrent de problème proches de ceux de la première génération, à savoir :

  1. Un nombre limité de transactions bien que plus importantes
  2. Certaines blockchains sont toujours basées sur le consensus de PoW
  3. le mode de gouvernance est toujours problématique

Euthereum, déployé en 2015, en est le représentant le plus important et possède la première capitalisation. Le projet est à l’origine de plusieurs mises en place de standards qui ont permis de mettre de l’ordre dans les cryptos. Il s’agit notamment de la standardisation des coins et des tokens par les normes ERC20 et ERC721. Cependant, certains problèmes de sécurité et les gas fees (frais payés au réseau pour exécuter une transaction) importants nuisent à l’expérience utilisateur.

Troisième génération : Cardano?

Avec la troisième génération, les développeurs souhaitent résoudre les limitations citées plus haut. Ces blockchains sont pour la plupart basées sur le consensus PoS (Proof of Stake). Elles permettent de réaliser un nombre de transactions élevées, de l’ordre de quelques milliers par seconde. Elles intègrent nativement les standards ERC proposés par Ethereum.

Avec une adoption plus massive due à la diversification des services proposés, et la scalabilité apportée, elles peuvent prétendre être des concurrents sérieux aux leaders des secteurs que nous connaissons actuellement (Banque, Finance, Assurance, Cloud, Streaming, etc…).

Bien que Cardano, mis en place en 2017 peut être considéré comme le fer de lance de cette génération, de nouvelles blockchains voient leur capitalisation littéralement explosée (Solana, PolkaDot, Algorand, etc…). Le leadership n’est donc pas clairement établi. Aucune d’elles n’a encore franchit la barre des 100 milliards $ de capitalisation.

Il est à noter que l’adhésion à ces projets est très forte et suscite de l’engouement auprès des investisseurs ce qui peut expliquer les variations extrêmes observées. En effet si certaines capitalisations augmentent fortement, l’inverse est aussi vraie comme ce fut le cas de ICP qui connaît actuellement une décote de près de 90% de sa capitalisation.

Quatrième génération : Avalanche

Le contour des blockchains de quatrième génération est encore difficile à établir. Les problématiques qu’elles cherchent à résoudre sont liées à la communication entre différents sous-réseaux et à la gestion des consensus entre les différentes blockchains.

Ils vont plus loin dans leur volonté de décentralisation en laissant une certaine autonomie aux parties prenantes du réseau en ne leur imposant pas un type de consensus. Le nombre de transactions par seconde est également plus élevé.

Leur jeunesse ne permet pas encore de se faire une idée claire de leurs potentiels.

Avalanche, lancé en 2020, se réclame de cette catégorie.

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