Blockchain publique vs Blockchain privée

La blockchain se décline en deux types. D’un côté nous avons la blockchain publique, dominée par le réseau bitcoin, de l’autre la blockchain privée Hyperledger Fabric, menée par le consorsium IBM.

Prérequis : Mais c’est quoi la blockchain?

Blockchain publique

Elle présente un caractère ouvert. Elle se distingue par les caractéristiques suivantes :

  • sans permission : il est possible pour n’importe quelle partie prenante d’interagir avec le réseau. Il n’y a pas de notion d’habilitation ou de niveau de permission. Il suffit d’installer l’application ou de passer par des intermédiaires qui sont connectés au réseau.
  • transparent : il n’y a pas de restrictions à l’accès au registre de la blockchain. Tout l’historique du réseau peut être consulter par n’importe qui.
  • anonyme ( le pseudonymat est le terme mieux indiquer) : l’identité des parties prenantes n’est pas connue et n’est pas nécessaire. Les échanges se font via des clés publiques. Ces clés sont une suite de chiffres et de lettres difficiles à retenir par un humain. Depuis peu, il est possible d’utiliser des standards d’adresse plus simples à retenir. L’ENS d’Ethereum en est un exemple.
  • l’accès au réseau est libre et peut prendre plusieurs formes :
    • l’ajout de blocs au registre par un processus de validation. Cette chaque blockchain utilise un terme spécifique pour désigner l’action de valider un bloc. Ainsi sur la blockchain Tezos, on parle de baking, et sur Cardano de forging.
    • création de smart contracts : il est possible de rédiger soi-même des contrats intelligents et de les pousser sur le réseau. Il n’est pas forcément nécessaire d’être un développeur informatique pour pouvoir rédiger des smart contracts.
    • génération de transactions : par l’envoie de coin ou de token par exemple.

Ces différentes caractéristiques permettent, dans une certaine mesure, d’éviter une centralisation du réseau blockchain par une partie minime des intervenants. De plus, chaque personne qui a un intérêt dans le réseau peut veiller à le maintenir sûr et fonctionnel tout en étant récompensée.

Exemples : Bitcoin, Ethereum, Elrond, Tezos, Solana, etc…

Blockchain privée

Cette dernière est réglementée et s’adapte mieux à l’organisation d’une entreprise. On y observe :

  • un accès limité : l’interaction avec le registre est régie par des niveaux d’autorisation. Il n’est pas possible d’interagir comme on le souhaite avec le réseau sans en avoir les droits.
  • pas de pseudonymisation : l’identité des parties prenantes est connue et vérifiée.
  • validateurs de blocs désignés en amont : le consensus est établi par des validateurs qui sont désignés au préalable. Ce sont souvent des institutions ou des structures reconnues et faisant office d’autorité. Ce type de consensus est généralement du Proof of Authority (PoA).

Pour les puristes de la blockchain, les réseaux privés ne sont pas de réelles blockchains. En effet les tiers de confiance y sont toujours présents et valident les blocs. Il est possible pour eux de « s’entendre » sur des blocs à valider.

Ces blockchains peuvent être adéquates pour les entreprises qui souhaitent protéger des données sensibles. Elles l’utilisent pour bénéficier de la sécurité et de la capacité d’historisation de ces réseaux privés. Un projet a été lancé dans ce sens par lvmh.

Exemples: Hyperledger Fabric, Ripple

Tandis que les blockchains privées remportent l’adhésion des entreprises, les publiques sont prisées par le grand public. Il ne s’agit pas d’opposer les deux approches puisqu’elles répondent à des problématiques différentes, voire complémentaires.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s