Mais c’est quoi la blockchain?

Formalisée par Satoshi Nakamoto, dont on ne connaît pas l’identité exacte, dans son livre blanc en 2008 et mis en oeuvre l’année d’après sous le nom le Bitcoin, la blockchain a gagné en popularité et s’impose actuellement comme un ensemble de technologies pouvant modifier nos rapports aux structures centralisées. Des milliers de blockchains ont vu le jour depuis.

Définition instutionnelle

La mission d’information commune de l’Assemblée Nationale Française sur les usages de la blockchain a publié en décembre 2018 un rapport très complet sur le principe de la blockchain et des atouts qu’elle représente pour les entreprises françaises.

Ce rapport de 137 pages, sans doute le plus complet fourni par un organisme étatique, montre l’intérêt que peut représenter cette technologie pour tout état et par richochet sur notre écosystème. Voici la définition que l’on y trouve :

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Une blockchain est un registre, une grande base de données qui a la particularité d’être partagée simultanément avec tous ses utilisateurs, tous également détenteurs de ce registre, et qui ont également tous la capacité d’y inscrire des données selon des règles spécifiques fixées par un protocole informatique très bien sécurisé grâce à la cryptographie. On dit parfois que c’est comme un grand livre de comptes mis à jour en temps réel, détenu et consulté par un grand nombre de personnes, et non plus par un seul tiers de confiance. Il n’y a pas d’autorité de contrôle centralisée, ce qui est une caractéristique très importante.

Si on doit l’expliquer en quelques mots

Ainsi la blockchain est un registre qui reprend tout l’historique horodaté des interactions qu’il y a eu sur son réseau. Ce registre est présent chez tout ceux qui le souhaintent. Tout ce qui y est inscrit est considéré comme vraie et immuable d’où le besoin de le sécuriser par des méthodes cryptographiques pour éviter les abus.

Son mode de gouvernance permet à toutes les parties prenantes de pouvoir participer, sous certaines conditions, à l’écriture de cette histoire. Le fait qu’il n’y ai techniquement plus d’autorité de contrôle (intermédiaire de confiance, modérateur) limite considérablement la censure.

Il y a autant de définitions que de compréhension que nous avons de la blockchain. Libre à chacun d’en donner sa définition selon sa sensibilité.

Evolution et utilisations

La blockchain a connu plusieurs déclinaisons depuis 2009 et même des ruptures dans sa philosophie. Ces déclinaisons et ruptures peuvent être regrouper en génération comme ce qui se fait dans les télécommunications.

Son adoption a été fulgurante et son succès ne cesse de croitre à travers plusieurs utilisations telles que :

  • la finance décentralisée (DeFi),
  • les jeux vidéos (Gaming),
  • les jeux d’argent (Gambling),
  • les services d’intermédiation commercial (Marketplace),
  • la collection d’objets numériques uniques (Collectibles, NFTs),
  • les réseaux sociaux (Social),
  • la traçabilité et la certification actifs physiques ou numériques,
  • le stockage de données (Cloud)
  • etc…

Ce site fait le choix de vulgariser les concepts et l’écosystème selon les niveaux de compréhension et d’implication de chacun. Les cryptos-actifs y sont abordées sous un angle technique et utilitaire et très peu pour leur aspect spéculatif.